Santé mentale en Loir-et-Cher : les solutions venues du terrain
Du changement pour le patient et sa famille
Mercredi, la restitution de neuf actions construites et choisies en commun comme prioritaires a été faite pour aboutir à la signature d’un contrat territorial de santé mentale. « C’est le parcours du patient qui a été pris comme point d’entrée et c’est ce qui est intéressant pour construire des solutions pragmatiques : que faire en plus ou différemment sur un territoire ? », a résumé Laurent Habert, directeur de l’ARS Centre-Val de Loire.
Concrètement, pour le patient et sa famille, des lignes vont bouger. Du côté des adolescents (12-18 ans) premièrement, où l’on ne partait pas de rien, loin de là. Mais ce secteur a connu une activité en hausse de 45 % ces deux dernières années, conséquence de la crise sanitaire. Il y avait des besoins en hospitalisation complète : les hôpitaux de Blois et Romorantin ont travaillé ensemble pour ouvrir dix lits en pédiatrie à Blois et deux de courte durée à Romorantin.
Les personnes vieillissantes ont elles aussi besoin de soins et d’hébergements spécifiques. Une filière de psychogériatrie de territoire, avec des lits va être développée. L’addictologie a également été retenue comme axe de travail : psychiatrie et addictologie sont deux champs qui ne se rencontrent qu’au gré des patients, sans savoir lequel précède l’autre. Les professionnels des deux champs vont échanger leurs pratiques en allant jusqu’à l’immersion entre les secteurs, pour mieux comprendre la problématique de l’autre. Il a été également question de « réhabilitation psychosociale », concept que l’on peut traduire par « redonner confiance ». « Il s’agit de mettre en évidence les ressources du patient, lui permettre de s’intégrer. Il existe des centres de ressources régionaux, l’idée est d’avoir un dispositif opérationnel au plus près des patients », a expliqué le Dr Frédérique Gauquelin, praticien hospitalier pilote de la commission santé mentale.
Le projet territorial de santé mentale comporte aussi un volet formation important. Formation aux premiers soins en santé mentale tout d’abord, « pour tous ceux qui reçoivent du public afin de mieux et dédramatiser la situation quand ils se trouvent face à des personnes qui ne maîtrisent pas leurs émotions ». L’Unafam propose une formation gratuite les 12 et 13 mai à Blois, notamment les agents de l’aide sociale à l’enfance, CAF, les gardiens d’immeubles, gendarmes ou pompiers, etc. De plus la création d’un centre de ressources permettra de proposer des formations graduées « multiprofessionnelles et multivisions ». Enfin l’éducation thérapeutique des personnes souffrant de troubles psychiques sera renforcée, afin de monter en compétences en auto soins.
Source : https://www.lanouvellerepublique.fr/blois/sante-mentale-en-loir-et-cher-les-solutions-venues-du-terrain
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