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Qui sommes-nous?

ACESM

Siège de l’ACESM
2 rue Sainte Anne
41028 BLOIS CEDEX

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Tél : 02 54 78 00 24
Fax : 02 54 78 77 93
Email siege@acesm.fr

Président : M FEAT Jean-Yves
Directeur Général : M. ELSENER Eric

Objet de l’association :

L'Association des Centres Educatifs et de Sauvegarde des Mineurs et Jeunes Majeurs est une association à but non lucratif (type loi 1901). Elle a été actualisée avec la loi du 2 janvier 2002 et a pour but d'apporter la protection et l'aide matérielle, psychologique et éducative nécessaire aux jeunes du Loir-et-Cher, en difficulté grave d'insertion familiale et sociale.

Elle gère des services habilités par l’autorité publique (Etat et/ou Conseil Général) pour assurer des mesures :

  • De rencontre entre les parents et les enfants qui ne vivent pas sous le même toit et sont confiés à la garde de l’autre parent.
  • D’hébergement : en famille d'accueil (Placement Familial), en établissement (Foyers et logements semi autonomes) ordonnées par les Juges pour Enfants et le Président du Conseil Général (Aide Sociale à l’Enfance) ;
  • D’Action Educative en Milieu Ouvert ordonnées par les Juges pour Enfants et à depuis janvier 2007 par les services de l’Aide Sociale à l’Enfance, pour des jeunes maintenus dans leur milieu naturel et familial ;
  • De Prévention Spécialisée au service des populations jeunes et des familles de quartiers en difficultés sociales ;
  • De Médiation Familiale pour des adultes qui vivaient en couple et sont en instance de séparation ou de divorce ;

Les valeurs de l’association :

La Société de Défense et de Patronage des Enfants Mineurs de 18 ans du Loir-et-Cher a été créée en 1932, l’A.C.E.S.M. qui lui a succédé en 1981, est une Association à but non lucratif (type loi 1901) dont les membres s’engagent à mettre en œuvre et à promouvoir des activités sociales, éducatives, pédagogiques et de soutien psychologique au service des personnes en difficulté et de leur famille.
Porté par des principes de laïcité, chacun, au sein des activités de l’Association, accueille et accompagne des enfants, des jeunes, des familles, des adultes, quelles que soient leurs origines.
Guidés par des principes humanistes, d’hospitalité et d’accueil, les membres de l’Association et les salariés donnent priorité à la personne. Ils l’aident à développer ses potentialités et préparer son avenir, à acquérir sens critique, libre arbitre et civisme pour qu’elle puisse s’insérer de façon responsable dans la vie sociale.
Animés par des principes démocratiques, les membres de l’Association se doivent d’être à l’écoute des usagers et des personnels et de garantir des lieux de parole et d’expression ouverts à tous.
Ces principes trouvent écho dans les instances de fonctionnement de l’Association et des établissements qui dépendent d’elle et toutes autres instances auxquelles sont appelés à participer ses membres bénévoles et salariés.

Inauguration du S.A.M.I.E.

Jeudi 21 janvier 2016

 

 

Nous voici donc assemblés, politique en charge de la vie citoyenne, Monsieur le Député de Loir-et-Cher, fonctionnaires de la Gouvernance Départementale, Madame le Directeur Adjoint Enfance Famille, Monsieur le Responsable du pôle Ressources et Coordination de la Protection de l'Enfance, Madame la responsable du service de la protection enfance famille, représentants du diocèse, Monsieur l'économe diocésain, Monsieur le Président de la résidence universitaire St Louis, partenaires associatifs le réseau éducation sans frontières, lutte contre l'illettrisme, L'APAJ, Les PEP 41, Le Domaine des Frileuses, administrateurs et professionnels de l'A.C.E.S.M. en particulier les membres de l'équipe du SAMIE, Mesdames, Messieurs. Par votre présence représentative, cet instant se voit marqué , en quelque sorte, du sceau de la solennité.

L'accueil avec un A plus que majuscule, l'accueil et les questions qui en découlent ne peuvent pas être renvoyées qu'aux travailleurs sociaux, qu'au seul monde des professionnels, mais à la société dans son ensemble, acteurs publics et privés, qui dans sa mission des solidarités a le devoir avant tout de protéger les mineurs en situation  de non accompagnement donc de grande vulnérabilité, d'une déréliction possible en l'absence de famille ou de représentant légal.

Les M.I.E., Mineurs Isolés Etrangers, les M.E.I, Mineurs Etrangers Isolés, les M.E.N.A en Belgique, Mineurs Etrangers Non Accompagnés...

L'analyse grammaticale, dans les noms composés, exige de placer en premier celui qui détermine l'autre, et il s'agit bien ici d'être vigilant pour ne pas dénaturer l'ordre et donc le sens en inversant les déterminants et de garder comme essentiel le principe de l'universalité a contrario de celui qui pourrait s'ouvrir à une discrimination nationale.

Les mineurs, premiers mots du sigle, sont dans notre organisation sociale considérés pour ce qu'ils sont réellement : des mineurs comme le définit l'article 388 du code civil " le mineur est l'individu de l'un ou l'autre sexe qui n'a point encore l'âge de 18 ans accomplis ". C'est la fonction du droit et leur placement quand il devient nécessaire se fait parce que , je cite l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant " l'intérêt de l'enfant doit être une considération primordiale." Leur placement indique bien le sens tutélaire de la prise en charge et ce dans tous les domaines : hébergement, éducation, scolarisation, santé.

Petite précision, l'isolement renvoie à une notion d'abord juridique avant celle qui traduit une réalité sociale et si les mineurs isolés étrangers sont à protéger c'est bien parce qu'en tant que mineurs ils sont reconnus en danger par les autorités judiciaires ou administratives.

En effet, peut se dessiner ici ou là, des formes de représentations antagonistes autour de la question de l'accueil et de la protection qui introduit l'idée du soupçon et de l'aveu quant à la plausibilité des récits de minorité et qui par suite viendrait contester la légitimité du statut de vulnérabilité de ces mineurs isolés étrangers, générant de fait un regard stigmatisant.

Ces questions sont éminemment politiques et il parait nécessaire de maintenir le cap de l'accompagnement et du soutien, ces mineurs pouvant être et c'est un danger  enfermés dans des représentations d'exclusion.

A cet égard en dates du 13 et 14 janvier 2016, la France vient d'être auditionnée par le comité des droits de l'enfant de l'ONU à Genève. Le défenseur des droits et la défenseure des enfants, Geneviève AVENARD, avaient rendu en février 2015 leur rapport d'appréciations dans lequel si des progrès ont été reconnus dans le domaine de la protection de l'enfance, il est par opposition souligné les difficultés réelles d'accès aux droits pour les enfants les plus vulnérables dont les migrants seuls ou en famille. Il est par ailleurs noté que des inégalités territoriales demeurent.

Notre département et le Conseil Départemental qui le régit, à la différence de certains autres qui ne se préoccupent que d'un flux migratoire à juguler, affiche et notre assemblée en témoigne, sa volonté d'apporter à ces jeunes comme aux autres les meilleures chances de protection et d'insertion affirmant ainsi les principes  d'une politique de solidarité et de respect de la dignité de la personne humaine.

Ainsi donc depuis le premier octobre 2015 le Service d'Accompagnement des Mineurs Isolés Etrangers a été mis en place à l'ACESM. Je voudrais ici souligner l'efficience du partenariat entre les services de la direction enfance famille du Conseil Départemental et l'ACESM autour de cette installation et de l'équilibre trouvé entre besoins et moyens alloués pour la concrétiser.

Je voudrais aussi adressé un remerciement particulier à M. LEJAR économe diocésain, sans qui l'installation concrète et physique des jeunes accueillis n'aurait pu être si rapidement effective. Cette rencontre "locative" et partenariale s'est faite autour de valeurs humanistes partagées.

 Je souhaiterais également et bien évidemment féliciter l'équipe du SAMIE tout entière et chacun de ses membres en particulier pour la démonstration de ses capacités réactives et ce dans un laps de temps très court, dans la construction de ce service à partir de son élaboration jusqu'à sa réalisation.

Enfin janvier étant la période traditionnelle des vœux pour l'année qui s'ouvre, je voudrais en profiter pour formuler celui-ci : puisse "le vivre ensemble" et ses corollaires "la mixité sociale" et "la solidarité" devenir un art du politique, un fil d'Ariane conduisant vers une utopie sociale œuvrant contre la vulnérabilité, la fatalité, en luttant contre notre propension à la cécité vis-à-vis de la pleine humanité de l'autre.   

En guise de conclusion, permettez moi cette citation d'Alain TOURAINE, tirée de son dernier ouvrage " la fin des sociétés " : " Le sujet ce n'est pas l'individu mais l'universel dans l'individu. Il faut donc mobiliser un principe qui n'est pas social, qui n'est même pas moral, qui est plus que ça, que j'appellerai éthique, c'est à dire universel autour des droits humains fondamentaux : c'est l'affirmation absolue qui vaut pour tous de l'appel au respect de la dignité humaine."

 

 

Jean-Yves FEAT

Inauguration du S.A.M.I.E.

21 janvier 2016